Mise en valeur de collections cinématographiques

M.O : Syndicat mixte du pôle de l'image d'Angoulême / Maîtrise d'œuvre / Concours ouvert Angoulème (16) / 1997 / avec Sophie Voiturin et Eléonore O'byrne
Il s’agit d’implanter à Angoulême un palais du cinéma itinérant à vocation nationale.

Cet espace regroupe :

  • Des activités de cinémathèque, dont la gestion et la valorisation du patrimoine cinématographique avec une collection de   30 000 bobines de 8000 films, datant des années 1890 à 1940.
  • Une scénographie qui est la partie dite « muséale » ou pédagogique.
  • Des évènements exceptionnels.
  • Un ciné-block (ou blockhaus) pour conserver et restaurer les films en nitrate) avec ses activités professionnelles et de formation.

Le site choisi est celui de l’ancienne usine de feutres COFPA pour son caractère de friche industrielle, une grande surface modulable, posée sur une rive. 
Autre atout, la proximité des rives de l’île Marquais, invite à l’investir (en particulier pour l’été forain) ce qui permet d’imaginer une passerelle qui viendrait traverser l’île et déboucher dans la cour du CNDBI. Il faut également noter que ces sites sont à dix minutes à pied du centre ville.

L’idée même de palais, d’un lieu fixe et ancré sur les quais de la Charente pour du cinéma itinérant peut paraître contradictoire. C’est pourquoi le concept spatial adopté pour rendre compte de l’idée de mobilité est celui d’une grande boîte vide qui viendrait accueillir d’autres boîtes, autant de cubes que d’espaces scénographiés imaginés et d’activités répertoriées (les accueils – librairie, sanitaires répartis, billetterie – ciné-café, cinémathèque et activités communes). Cet espace brut dans lequel circule le visiteur est également ponctué de hauts vélums (6X4m) supports d’images et de textes projetés, qui viennent structurer de manière aléatoire le volume en opérant les partitions nécessaires.

A ce concept spatial de mobilité répond une autre idée importante qui traverse le parcours scénographique, l’idée d’une interchangeabilité des boîtes dans l’espace et de leur renouvellement par d’autres scénographies imaginées.